Un détecteur de fumée obligatoire
dans tous les logements
Le Sénat vient de voter l'obligation d'installer
un détecteur de fumée dans tous les logements
privés d'ici 2015
25 février 2010

La proposition de loi relative à l'installation obligatoire des détecteurs de fumée dans tous les logements a été définitivement adoptée ce jeudi par les sénateurs.
Actuellement, cette obligation ne concernait que les immeubles d'entreprises ou accueillant du public. D'ici cinq ans, tous les Français devront donc équiper leur foyer d'au moins un détecteur.
Obligation pour les propriétaires et les locataires
Logement neuf ou ancien, propriétaire ou locataire, tous les occupants du logement sont concernés Seules exceptions : les locations saisonnières, les foyers, les logements de fonction et les locations meublées dont les propriétaires devront se charger d'effectuer l'installation.
L'occupant devra veiller à son entretien et à son bon fonctionnement. Il devra notifier cette installation à son assureur. Cependant, les compagnies d'assurance ne pourront pas réduire la prise en charge des sinistres, si le détecteur de fumée était manquant. En revanche, elles pourront baisser la prime des assurés qui se conforment à la loi.
Réduire le nombre d'incendies
En France, 250.000 incendies domestiques se déclarent chaque année. Ils font en moyenne 10.000 victimes par an, dont 800 décès. Le texte vise à réduire ces chiffres qui sont en augmentation ces dernières années.
Si avoir un détecteur de fumée c'est bien, en avoir un qui marche c'est mieux. Le magazine 60 millions de consommateurs avait épinglé en 2009 les détecteurs de fumée en vente sur le marché. Sur huit détecteurs testés, seuls deux fonctionnaient correctement.
Le prix d’un détecteur varie en moyenne entre 15 et 40 euros et peut aller jusqu’à 80 euros pour les modèles les plus élaborés. C'est son fontionnement qui devrait donc coûter le plus cher puisque le petit boitier marche encore à piles.
Certaines compagnies d'assurances imposent leurs modèles. Il est donc préférable de les contacter avant votre achat.
Quelques conseils sur le site de 60 millions de consommateurs…
http://www.60millions-mag.com/guides_d_achat/conseils_d_experts/
installer_un_detecteur_d_incendie_chez_soi
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« L'intoxication par inhalation de fumée est à l'origine
de 80% des décès. Enfin, le feu représente la première cause
de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans » |
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Trop de détecteurs de fumée
ne sont pas fiables !
Un détecteur de fumée peut vous sauver la vie en cas d’incendie. Encore faut-il qu’il fonctionne correctement. Or, notre nouvel essai montre que c’est rarement le cas. Il est urgent d’agir.
INQUIETANT !
La plupart des détecteurs de fumée vendus dans le commerce ne sont pas assez fiables. Déjà, en novembre 2006, lors de son premier test comparatif de détecteurs de fumée, 60 millions de consommateurs dénonçait les dysfonctionnements de ces appareils.
Trois ans plus tard, la situation a désespérément peu évolué. Notre nouvel essai montre que, sur huit détecteurs avertisseurs autonomes de fumée (Daaf) parmi les moins chers du marché, seuls deux fonctionnent correctement. Aucun des autres ne répond à la norme européenne EN 14604, pourtant obligatoire.
Certains fabricants commercialisent même des modèles qui ne se déclenchent pas du tout ! Nos ingénieurs ont estimé que trois d’entre eux devaient être disqualifiés, car ils ne sont pas capables de repérer certains types de feu, comme ceux de matière plastique : les détecteurs Astrell 610345, Projex HS 103 et Otio D-200.
Castorama a d’ailleurs décidé de retirer le Projex de la vente. 60 millions de consommateurs a, pour sa part, saisi la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) pour demander le retrait des deux autres détecteurs et réclame un programme de contrôles renforcés.
Alors qu’une proposition de loi pourrait être adoptée cet automne pour rendre les détecteurs obligatoires dans les logements, il est plus qu’urgent de faire le ménage. |
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Le bruit : une préoccupation majeure dans l’habitat
Bati Actu - Mercredi 09 Juin 2010
Alors que les futures réglementations mettent l’accent sur l’isolation thermique en vue de rendre les bâtiments et logements moins énergivores, l’acoustique passe au second plan, mais demeure cependant une des préoccupations majeures des Français, pour qui le bruit est la première gêne quotidienne.
Pour mesurer l’impact du bruit sur la qualité de vie des Français, un Observatoire de l’Acoustique dans l’Habitat(*) a été créé, il y a 3 ans, à l’initiative de l’industriel spécialisé dans les plaques de plâtre, Placo. Réalisée par l’Institut Ipsos, la deuxième vague de cet Observatoire, présentée ces jours-ci, a pour objectif de mesurer l’évolution des perceptions, des attentes et des attitudes des Français envers les nuisances sonores.
Premier enseignement de cet Observatoire : le bruit reste toujours « l’ennemi public n°1 », et les attentes en matière de solutions et de confort acoustiques demeurent fortes. L’étude indique ainsi que 54 % des Français interrogés sont gênés par le bruit provenant du voisinage ou de l’extérieur (circulation, activités de proximité…), et que 85 % d’entre eux sont gênés par un bruit venant de leur propre logement (notamment à cause des cloisons minces entre les pièces). Parmi les facteurs pouvant altérer la qualité de vie à l’intérieur de l’habitat, l’isolation thermique du logement (isolation, qualité du chauffage) est citée par 34 % des interrogés.
Une volonté confirmée de faire des travaux
Or, ce phénomène semble s’être légèrement amélioré, puisqu’entre 2007 et 2010, ils n’étaient plus que 40
(contre 43 %) à estimer que le bruit extérieur provenant de la circulation ou des activités de proximité occasionnait une gêne régulière. Une des probables raisons : la hausse des chantiers en matière d’isolation thermique, liés aux normes et autres réglementations issues du Grenelle. Mais, dans le même temps, la part des personnes interrogées indiquant que les bruits intérieurs provenant de leur logement étaient une gêne importante, a augmenté, passant de 28 % en 2007 à 32 % en 2008. Là encore, cette différence est faible et peut être liée au phénomène précédent.
Si les bruits de pas et de talons arrivent en tête des nuisances régulières, suivis par les bruits d’appareils de bricolage, les claquements de portes et fenêtres, les canalisations et autres chasses d’eau, ou encore les aboiements de chien, les conséquences sur la qualité de vie sont toujours les mêmes, note l’Observatoire Placo : stress, énervement, troubles du sommeil. Enfin, 83 % des Français interrogées pensent qu’une meilleureisolation phonique pourrait remédier à leur situation (80 % en 2007). Une aubaine pour les industriels… |