POLLUTION DE L'EAU

QUALITE DE L'EAU

CONTRAT GLOBAL MEDIAS
pesticide
Sources :
CNRS, Cité des Sciences, IFEN

Quoi de plus naturel qu’une cascade bondissant du haut d’une falaise, qu’un lac paisible somnolant au fond d’une dépression, qu’une rivière prisonnière de ses rives glissant le long des pentes ?

Pourtant… notre planète est la seule du système solaire à posséder de l’eau liquide, et notre pays, l’un des plus privilégiés du globe terrestre.

Quoi de plus facile aujourd'hui que d'ouvrir un robinet ? Quoi de plus normal que de prélever sans compter à cette manne quotidienne pour la satisfaction de tous nos besoins ?

Pourtant… exploitée sans mesure ni prudence, l'eau est de plus en plus polluée, et la production d’eau potable de plus en plus complexe et coûteuse.

 

 

   

La pollution des pesticides

Les pesticides (insecticides, raticides, fongicides, et herbicides) sont des composés chimiques dotés de propriétés toxicologiques, utilisés par les agriculteurs pour lutter contre les animaux (insectes, rongeurs) ou les plantes (champignons, mauvaises herbes) jugés nuisibles aux plantations. Le premier usage intensif d’un pesticide, le DDT, remonte à l’époque de la seconde guerre mondiale.

Malheureusement, tous les pesticides épandus ne remplissent pas leur emploi. Une grande partie d’entre eux est dispersée dans l’atmosphère, soit lors de leur application, soit par évaporation ou par envol à partir des plantes ou des sols sur lesquels ils ont été répandus. Disséminés par le vent et parfois loin de leur lieu d’épandage, ils retombent avec les pluies directement sur les plans d’eau et sur les sols d’où ils sont ensuite drainés jusque dans les milieux aquatiques par les eaux de pluie (ruissellement et infiltration). Les pesticides sont ainsi aujourd’hui à l’origine d’une pollution diffuse qui contamine toutes les eaux continentales : cours d’eau, eaux souterraines et zones littorales.
Mais la source la plus importante de contamination par des pesticides demeure la négligence : stockage dans de mauvaises conditions, techniques d’application défectueuses, rejet sans précaution de résidus ou d’excédents, ou encore pollutions accidentelles comme, par exemple, lors du rejet accidentel de 1 250 tonnes de pesticides dans le Rhin, en novembre 1986.

Si les pesticides sont d’abord apparus bénéfiques, leurs effets secondaires nocifs ont été rapidement mis en évidence. Leur toxicité, liée à leur structure moléculaire, ne se limite pas en effet aux seules espèces que l’on souhaite éliminer. Ils sont notamment toxiques pour l’homme.
Estimer les effets sur les écosystèmes d’une pollution liée aux pesticides s’avère difficile, car il existe un millier de familles de pesticides, soit des dizaines de milliers de pesticides. Ils sont en outre utilisés à faibles doses et leurs comportements sont très divers. Leur impact dépend à la fois de leur mode d’action (certains sont beaucoup plus toxiques que d’autres), de leur persistance dans le temps (certains se dégradent beaucoup plus rapidement que d’autres) et de leurs sous-produits de dégradation lesquels sont parfois plus toxiques et se dégradent moins vite que le composé initial. Leurs effets sur le vivant sont, eux aussi, encore très mal connus.

 

Les principaux pesticides utilisés actuellement appartiennent à quelques grandes familles chimiques :

Les organochlorés (hydrocarbures chlorés), comme le DDT synthétisé dès les années 1940, sont des pesticides très stables chimiquement. Le DDT a été utilisé partout dans le monde dans la lutte contre les insectes, jusqu'à ce que l'on découvre qu’il était peu dégradable et pouvait se concentrer dans les organismes en bout de chaîne alimentaire, par bio-accumulation, avec des risques certains pour la santé humaine. Son utilisation est aujourd’hui interdite dans de nombreux pays tempérés, mais on en trouve encore beaucoup dans les milieux aquatiques. En outre, ils continuent à être employés dans certains pays tropicaux.

Les organophosphorés sont des composés de synthèse qui se dégradent assez rapidement dans l’environnement mais qui ont des effets neurotoxiques sur les vertébrés.

Les pyréthroïdes sont des insecticides de synthèse très toxiques pour les organismes aquatiques. Une pollution accidentelle des eaux par ces composés peut être dramatique.

Les carbamates, très toxiques, sont utilisés comme insecticides et fongicides.

Les phytosanitaires, qui regroupent un très grand nombre de produits de la famille des triazines ou des fongicides, représentent plus de la moitié du tonnage annuel des pesticides utilisés en France. Ces produits réagissant avec le sol lors de leur migration (piégeage, relargage, spéciation), l’évaluation de leur devenir et de leur impact se révèle difficile.

 

 

Les solutions pour réduire
l'utilisation de pesticides

Agriculture biologique, production intégrée et agriculture durable
Heureusement, il existe toute une palette de dispositifs et de pratiques qui permettent une diminution plus ou moins grande de l’utilisation des pesticides en agriculture.

L’agriculture biologique est celle qui offre aujourd’hui  les meilleures garanties en matière de protection contre les pesticides de synthèse. En effet, elle s’est dotée d’un cahier des charges strict dans lequel il est prévu l’interdiction des pesticides de synthèse. Ne sont autorisés que des substances d’origine minérale comme le soufre, le cuivre ou d’origine végétale comme certains insecticides (roténone, pyrhétre), des purins végétaux et des algues calcaires (lithothamme) riches en oligo-éléments tendant à renforcer la résistance naturelle des plantes.

De plus, il faut souligner que ces obligations sont vérifiées par des analyses de sols et de produits réalisées par des laboratoires indépendants, aux frais des exploitants.

Les analyses de produits biologiques ne font qu’exceptionnellement apparaître la présence de résidus infimes de pesticides. Ainsi une étude conduite en 1999-2000 par l’INRA, la COOPAGRI Bretagne et l’Ecole Supérieure de Microbiologie et de Sécurité Alimentaire (ESMISAB) visant à comparer les niveaux de contaminations par divers résidus toxiques des produits des agricultures biologiques et conventionnelle est sans appel. Aucun des 78 résidus de pesticides recherchés dans cette étude n’a été retrouvé dans les 94 produits issus de l’agriculture biologique testés. L’AFSSA reconnaît aussi, dans un rapport de 2003 que : « Le mode de production biologique, en proscrivant le recours aux produits phytosanitaires de synthèse, élimine les risques associés à ces produits pour la santé humaine et concourt à une moindre pollution environnementale, notamment de la ressource en eau. »

La production intégrée, qui se sert de certaines méthodes utilisées en agriculture biologique, a encore recourt à des quantités faibles de pesticides, est une voie intéressante, car elle diminue réellement les doses de pesticides. Ainsi, elle est très pratiquée en Suisse, sur les trois quarts de la surface agricole.

En France, l’Agriculture Durable, telle que mise en œuvre par le Réseau Agriculture Durable (RAD ) et André Pochon, permet la mise en œuvre de systèmes nettement plus économes en intrants et pesticides.

 

infiltration

 

infiltration

 

 

L'Etat doit mettre au pas
l'agriculture industrielle

lemonde.fr - 15 juin 2010
Isabelle Autissier, présidente du WWF France

pollutiondeleau

 

 

Eau potable… les normes !!
Source : CNRS

eaupotable

 

L'eau malade des pesticices ?
Dernières analyses de l’IFEN…

pesticide

 

De l'aluminium dans l'eau !!
Ouest France - 28 mai 2010

aluminium

 

Des pesticides interdits prévus
sur un site de stockage
dans le Pas-de-Calais

MDRGF - www.mdrgf.org

pesticides

 

Les maladies liées à l'eau
Organisation Mondiale de la Santé

maladieseau

 

Ils sont tous dans l'eau,
nitrates, phosphates, chlore…

lanutrition.fr, CNRS

pollutiondeleau

 

 

         
         
         
         
         
         
         
         
         
         
Haut de page
Mise à jour le 16 Juin, 2010