POLLUTION DE L'EAU

QUALITE DE L'EAU

CONTRAT GLOBAL MEDIAS
 

Le manganèse dans l'eau potable
nuirait au développement intellectuel des enfants
futura-sciences.com - 23 février 2011

Le manganèse contenu dans l’eau potable serait lié à des troubles du développement intellectuel, selon une nouvelle étude canadienne. Pour éviter tout risque, les auteurs préconisent donc de baisser de moitié le seuil de concentration en manganèse défini par l’OMS.

L’excès de manganèse dans l’eau potable serait-il dangereux pour le quotient intellectuel (QI) de nos bambins ? Selon un travail mené au Québec, à partir d’un certain seuil en tout cas, il y aurait une relation directe entre la présence de ce métal dans l’eau potable et certains troubles du développement intellectuel.
Maryse Bouchard de l’Université de Montréal rappelle qu’« à forte dose, le manganèse devient neurotoxique et peut entraîner des troubles évoquant la maladie de Parkinson : problèmes moteurs, déficit de mémoire, signes de dépression… »

Étude sur les enfants
Elle s’est alors penchée sur l’effet du manganèse contenu dans l’eau potable en étudiant un public jusqu’alors ignoré : les enfants. Pour ce faire, elle s’est intéressée à 362 enfants de 6 à 13 ans originaires de huit communes de la Belle Province. Les villes en question avaient été choisies en raison des concentrations variées de manganèse relevées dans leurs « réseaux d’aqueducs », comme disent nos cousins. Ce métal en effet, est naturellement présent dans les eaux de source souterraines. Mais sa teneur varie en fonction de la composition des singularités géologiques locales.
Résultats : plus l’exposition au manganèse est élevée, plus les enfants paraissent sujets à des troubles de la coordination motrice et de la mémoire, à court comme à long terme. Selon l’auteur, ces troubles apparaissent dès le seuil de 200 microgrammes par litre (µg/l), soit bien en dessous des 400 µg/l tolérés au titre des normes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Au cours des tests de QI, Maryse Bouchard a relevé « un écart de 6,6 points aux deux extrémités de l’échantillon » et préconise en conséquence, l’établissement d’« un seuil de sûreté de 140 µg/l ».
Les différentes sources de manganèse n’ont pas le même effet
Le manganèse présent dans les aliments, notamment dans les céréales, les noix, légumes verts et le thé vert, a également été pris en considération. Bonne nouvelle : ce type de source n’est pas corrélé avec des déficits cognitifs ou moteurs. « Le manganèse alimentaire n’est probablement pas absorbé par l’organisme de la même manière », conclut la chercheuse.


Pas de risque en France
À ce stade, il n’y a pas consensus parmi les scientifiques pour admettre que le manganèse hydrique et le manganèse alimentaire auraient des destins différents dans l’organisme humain. Sauf s’il existe dans l’eau quelque chose qui solubilise le manganèse et favoriserait son absorption digestive par rapport aux formes insolubles.
En France, le décret 2001–1220 du 20 décembre 2001 relatif « aux eaux destinées à la consommation humaine à l’exclusion des eaux minérales naturelles », fixe les valeurs indicatives du manganèse. Pour l’Hexagone comme pour l’Europe, elle est établie à 50 µg/l. Il n’y a donc pas lieu de s’inquiéter, d’autant que cette norme est davantage dictée par un souci de qualité de l’eau (couleur…) que de sécurité. La valeur sécuritaire qui prévaut en cette matière est donc celle de l’OMS évoquée plus haut.

 

L’eau du robinet contiendrait
des traces de médicaments

Sud Ouest - 16 février 2011

Une étude conjointe de l’Afssaps et de l’Anses fait état de la présence de résidus de médicaments dans l’eau de nos robinets. Des risques encore méconnus.

Communiqué de presse
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Caféine, pesticides, traces de médicaments antiépileptiques et anxiolytiques… La liste est inquiétante. On se demande, à la lecture du rapport des Agences sanitaires publié le 10 février, s’il fait encore bon boire l’eau de notre robinet. D’autant plus que, d’après un récent sondage TNS/Sofres pour le Centre d’information de l’eau, 86% des Français ont confiance dans l’eau du robinet. L’enquête réalisée par les Agences sanitaires fait état de la présence de résidus de médicaments dans l’eau de nos robinets. Elle pose de véritables bases car ni la France ni l’Europe n’ont fixé de limites réglementaires en la matière.
Les mesures ont été effectuées sur les eaux destinées à la consommation humaine (eaux souterraines, de surface, et à la sortie des usines de traitement), qui représentent 24% de la consommation de la population française. Un quart des eaux analysées contient des traces de médicaments.

Du poison dans le robinet
Diffusé en mai dernier sur France 3, le documentaire de Sophie Le Gall, "Du poison dans l’eau du robinet"  faisait le constat  de la pollution dangereuse de nos eaux de robinet. Et notamment de présence, en plus des médicaments, de produits cancérigènes, radioactifs (radon) ou pouvant déclencher la maladie d’Alzheimer (poudre d’aluminium) dans les eaux d’Ile de France, du Centre, d’Auvergne, du Limousin ou de Saint-Etienne. Un documentaire polémique jugé alarmant pour les uns, alarmistes pour les autres. Tandis que l’Etat se défend, mettant en avant les milliers de contrôles annuels (dont les résultats sont disponibles dans les mairies), d’autres y voient "une réalité des faits des plus inquiétantes". Une enquête qui légitime toutefois les recherches des agences sanitaires françaises.

Antiépileptiques (carbamazépine), anxiolytiques (oxazépane), antibiotiques, aspirine, anticancéreux (produits de chimiothérapie), hormones contraceptives, antidépresseurs, fluor… On y trouve aussi d’importantes traces de caféine, présentées comme un marqueur de la présence humaine. Autant de produits ingérés plus ou moins consciemment et éliminés naturellement par le corps humain. Et qui se retrouve, au final, dans nos eaux.
Si le rapport en fait état, il précise toutefois que la cette présence est 1000 à 1 million de fois inférieures aux doses utilisées dans le cadre du traitement d’une maladie. Mais une dose malgré tout présente, et qui comporte des risques sanitaires non-négligeables. Notamment chez des sujets dits "fragiles", comme les jeunes enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées et les personnes malades. Une évaluation complexe qu’il faudrait approfondir. L'Anses et l'Afssaps travaillent à la définition d'une méthodologie générale pour l'évaluation de ces risques.

La France en retard
Les dispositifs des stations françaises de traitement de l’eau filtrent une partie des pesticides, mais ne permettent pas d’éliminer la présence de médicaments dans les eaux potables. La Suisse, qui installe des filtres actifs contre les molécules de médicaments, est en avance par rapport au reste de l’Europe de la France. Il est recommandé de consulter régulièrement les analyses d’eau de sa commune, auprès de sa mairie. Et d’utiliser robinets et carafes filtrants. Voire de l’eau en bouteille.

 

Nitrates, pesticides, plomb, chlore, calcaire…
Ils sont tous dans l'eau !

Les pesticides. Ce sont des produits chimiques destinés à protéger les plantes et les récoltes de certains insectes. Ils servent aussi à détruire les mauvaises herbes.
Les pesticides peuvent contaminer les eaux de surface par ruissellement, et les eaux souterraines par infiltration.
L'élimination : par filtration sur charbons actifs, ozone, membranes.

Les nitrates. On les trouve dans le sol à l'état naturel : décomposition de végétaux ou rejets des intestins d'animaux. Ils proviennent également des engrais utilisés dans l'agriculture.
Les nitrates pénètrent dans le sol et les eaux souterraines et polluent par ruissellement.
L'élimination : par traitements biologiques et physico-chimique.

Le plomb. Il provient en grande partie des tuyaux de distribution d'eau et, en premier lieu, de ceux des maisons. En passant, l'eau se charge de petites particules de plomb.
L'élimination : laisser couler l'eau, avant de boire, quand elle est restée longtemps dans les canalisations.

Le cholore. Il s'agit d'un produit désinfectant utilisé dans le traitement de l'eau potable pour tuer les bactéries et les virus.
Le chlore ne présente aucun risque pour la santé. Pour préserver le goût de l'eau, le dosage est en général d'une goutte pour 1000 litres d'eau.

Le calcaire. L'eau naturelle contient des sels minéraux, comme le calcium et le magnésium, dont certains peuvent se transformer en calcaire.
Une eau forte en calcaire, dite "dure", n'est pas mauvaise pour la santé. Les sels minéraux apportent des éléments indispensables à l'équilibre de l'organisme.

Les traitements, de plus en plus efficaces, viennent aujourd'hui à bout des éléments indésirables dans l'eau, comme les nitrates ou les pesticides.

 

 

 

 

Qualité de l'eau à Nargis


Consultez le relevé du 10 octobre 2010
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Consultez le relevé du 2 août 2010
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Consultez le relevé du 17 juin 2010
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Consultez le relevé du 26 avril 2010
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Consultez le relevé du 10 février 2010
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A savoir…

Le taux de déséthylatrazine, est de 0,135 µg
au lieu de 0,1 µg.

Déséthylatrazine : pesticide phytosanitaire. Ce produit est en fait un dérivé d'un herbicide puissant dénommé l'atrazine, et qui a été interdit totalement en France en 2001.

La molécule reste active assez longtemps (2 à 6 mois) mais se modifie avec le temps. Le processus de dégradation dans le sol commence une à deux semaines après l'application. La molécule se transforme et génère une nouvelle molécule sous l'action des micro-organismes. Cette nouvelle molécule, dite aussi métabolite, est le déséthylatrazine ou « DEA ».

Comment se fait-il que ce produit interdit en 2001, soit encore dans notre eau ?
Les produits épandus dans les cultures mettent un certain temps à se retrouver dans les nappes phréatiques. Neuf ans après son interdiction, il en reste donc chez nous…

Est-ce dangereux pour le consommateur ?
Que l'on cesse de nous ressortir le bla bla "Les teneurs en pesticides restent modérées et inférieures à 20% de la valeur sanitaire maximale recommandée par l’Organisation Mondiale de la Santé (2 μg/l). L’eau distribuée peut continuer à être utilisée pour la boisson et la préparation des aliments."
Nous savons tous que l'accumulation des doses de pesticides dans l'organisme humain ne peut qu'être finalement nocive. Et la loi précise bien que, pour qu'une eau soit conforme en France, la limite en pesticide est 0,10 μg/l.

mg/L : milligrammes par litre
μg/L : micro grammes par litre (qui est le millième
du milligramme par litre)
°F : degrés français

 

Les pesticides dans le colimateur
du Grenelle…

Prendre le mal à la racine

La méthode de désherbage chimique qui détruit toute espérance de vie pour le plus petit brin d'herbe n'aura bientôt plus cours.
Selon le ministère de l'Environnement, l'usage de 40 substances dangereuses pour l'environnement et la santé devra être considérablement réduit voire interdit en 2012.
Utilisés en milieu urbain par les communes et les particuliers, la plupart des pesticides actuels polluent l'eau dans des proportions inacceptables.
Et la binette !
Toutes les communes de l'Hexagone vont donc devoir trouver d'autres méthodes substitutives pour désherber les voies publiques sans polluer.
Inutile d'attendre 2012… Commençons maintenant !
Les habitants auront aussi leur rôle à jouer. Rien n'empêche les propriétaires riverains de traiter leur coin de trottoir, le plus écologiquement possible, bien sûr !
Grâce au désherbage thermique pratique pour des petites surfaces ou à certaines méthodes de grand-mère comme les pulvérisations d'eau de cuisson de pommes de terre, ou d'eau chaude salée.
Ou à l'utilisation de la bonne vieille binette qui a de beaux jours devant elle…

 

nitrate

 

 
         
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Mise à jour le 24 Avril, 2011