INFOS ALERTE ENERGIE DURABLE
 

Le NEODYME…
le talon d'Achille de l'éolien !

Le néodyme est un élément chimique. C'est un métal gris argent du groupe des terres rares. Il fait partie de la famille des lanthanides. À température ambiante, il est ductile, malléable et s'oxyde rapidement à l'air.
Son nom vient des mots grecs nêos et dîdymos signifiant respectivement « nouveau » et « jumeau ». En effet, les chimistes ont longtemps cru que le mélange d'oxyde de praséodyme-néodyme était un corps simple jusqu'à ce que Carl Auer von Welsbach les sépare en 1885.

Utilisations
• Pierre à briquet : le néodyme entre dans la composition du mischmetal, base des pierres à briquet.
• Colorant du verre : En combinaison avec le praséodyme, il colore les verres de protection solaire et les lunettes de soudeur.
• Colorant pour céramiques : suivant le sel utilisé, on obtient du bleu jusqu'au mauve.
• Tubes cathodiques : entre dans la composition des photophores rouge.
• Électronique : composition isolante pour les condensateurs « céramique ».
• Il est également utilisé comme milieu amplificateur dans de nombreux lasers, emprisonné dans du grenat d'yttrium et d'aluminium (Laser Nd-YAG) ou dans du verre, voire dans de la silice pure.


Autres utilisations…
Dans les aimants permanents, en alliage avec le fer Nd2Fe14B.
Les aimants au néodyme sont extrêmement puissants quoique fragiles. Ils sont dix fois plus puissants que la ferrite.
Ils sont utilisés pour générer de l'électricité par les éoliennes.
Entrent dans la fabrication des moteurs de voitures hybrides.
Ils sont utilisés par exemple dans les transducteurs des membranes de casques stéréo haut-de-gamme, ainsi que dans les nouvelles générations d'enceintes de sonorisation et de microphones dynamiques.
Ils sont aussi utilisés dans les disques durs, pour constituer le moteur qui déplace les têtes de lecture/écriture.
Comme catalyseur dans l'industrie du pétrole.
Comme traceur de l'activité des résidus de retraitement des combustibles nucléaires usagés à l'usine d'AREVA NC La Hague.

     

Les Chinois
veulent garder
leurs terres rares…

terresrares

 

16 éléments constituent
les "terres rares"

terresrares

 

Tempête sur les terres rares… l'économie
verte en danger…

terresrares

 

Vous savez maintenant ce qu'est le Neodyme…
une terre rare… un élément indispensable pour certaines énergies durables telles que les éoliennes et pour certains produits écologiques comme les voitures hybrides, par exemple…

Les technologies vertes ont besoin de certains métaux appelés terres rares. Mais leur production dégrade l’environnement.
Courrier international.com - 14.01.2010

DE GUYUN, CHINE
L’existence de certaines de nos technologies les plus vertes, depuis les voitures électriques jusqu’aux éoliennes géantes, en passant par les lampes basse consommation, est rendue possible par un groupe de métaux peu usuels : les “terres rares”. Il n’y a qu’un problème : elles proviennent presque exclusivement de Chine et sont produites par une industrie minière qui compte parmi les plus nocives pour l’environnement et qui est dominée par des organisations criminelles. Un quasi-monopole, qui donne à ce pays une mainmise potentielle sur les technologies du futur et inquiète les capitales occidentales.

A Guyun, un petit village du sud-est de la Chine entouré de bosquets de bambous et de bananiers, les dégâts causés à l’environnement sont bien visibles : des cicatrices brun-rouge d’argile stérile couturent les étroites vallées et les terres desséchées de l’aval, là où s’étendaient jadis des rizières vert émeraude. Car, pour extraire ces métaux [présents sous forme d’oxydes, et souvent mélangés à d’autres minerais], les mineurs restent en surface. Ils raclent le sol, et placent dans des fosses l’argile mouchetée d’or qu’ils ont pelletée. Ce sont dans ces fosses qu’ils versent des solvants [souvent de puissants acides] pour extraire les terres rares. Ces substances chimiques finissent par s’infiltrer dans le sol jusqu’aux ruisseaux et aux rivières, détruisant les rizières et les exploitations piscicoles et polluant les réserves d’eau.

 

Des propriétés chimiques et magnétiques remarquables

Zeng Guohui, un ouvrier de 41 ans, nous conduit à la mine abandonnée où il travaillait autrefois et nous montre un désert de terre et de boue. Le gisement de terres rares lourdes [les plus difficiles à trouver] a été épuisé en trois ans. Mais aujourd’hui, dix ans après la fermeture de la mine, personne n’a encore pu refaire pousser du riz dans les champs situés en aval.
De petites mines où l’on extrait des terres rares lourdes comme le dysprosium et le terbium sont toujours en activité dans les collines voisines. Et “il y a tout le temps des manifestations, parce que les mines détruisent les terres arables et que les gens exigent des compensations”, explique M. Zeng. “Dans beaucoup d’endroits, l’exploitation est menée de façon inconsidérée”, confirme Wang Caifeng, présidente de la commission de surveillance de l’exploitation des terres rares au ministère de l’Industrie et des Technologies de l’information de Chine. “Cela a fait beaucoup de mal à l’environnement”, poursuit-elle.
Le groupe des terres rares comporte dix-sept éléments. Certains, en dépit de l’adjectif qui les qualifie, sont assez répandus. Les réserves de deux d’entre eux, le dysprosium et le ­terbium, sont toutefois particulièrement menacées : ils sont devenus les ingrédients miracles des technologies “vertes”. De petites quantités de dysprosium permettent d’alléger de 90 % le poids des aimants contenus dans les moteurs électriques, et le terbium permet de réduire de 80 % la consommation des ampoules électriques. Une livre de dysprosium coûte aujourd’hui 53 dollars, soit presque sept fois plus qu’en 2003. Le prix du terbium, lui, a quadruplé entre 2003 et 2008, pour atteindre 407 dollars [285 euros] la livre, avant de chuter à 205 dollars la livre à cause de la crise économique mondiale.

La Chine extrait plus de 99 % du dysprosium et du terbium utilisés sur la planète. La majorité de la production provient d’environ 200 mines situées dans le nord du Guangdong et dans la province voisine, le Jiangxi. La Chine est également le premier producteur mondial de terres rares légères, précieuses pour de nombreuses industries. Les réserves de ces métaux sont un peu plus importantes, et leur extraction est mieux réglementée. Mais pour le dysprosium, le terbium et d’autres terres rares lourdes, c’est une autre histoire. D’après les responsables de l’industrie, 50 % seulement des mines de terres rares lourdes ont un permis d’exploitation. Toutes les autres sont illégales. Mais même les mines légales, comme celle où travaillait M. Zeng, sont dangereuses pour l’environnement.

Selon Stephen G. Vickers, ancien chef du service d’investigations criminelles de la police de Hong Kong (et aujourd’hui directeur d’International Risk, une compagnie de sécurité qui intervient dans le monde entier), un réseau très soudé de mafias chinoises, au meurtre facile, règne sur la majeure partie du secteur minier avec la complicité de hauts fonctionnaires locaux.

En avril 2009, le ministère de l’Industrie et des Technologies de l’information chinois a rédigé une ébauche de plan prévoyant l’arrêt de toutes les exportations de terres rares lourdes, en partie pour des raisons environnementales et en partie pour obliger certains pays à acheter des produits fabriqués en Chine. L’annonce de ce plan, le 1er septembre 2009, a suscité un tollé de la part des entreprises et des gouvernements occidentaux. Le 3 septembre, Mme Wang déclarait que la Chine ne stopperait pas les exportations et réviserait son plan. Mais, quelques temps plus tard, le ministère baissait de 12 % les quotas annuels d’exportation pour toutes les terres rares, procédant ainsi à la quatrième réduction draconienne en douze ans. Une des justifications est l’épuisement annoncé des gisements. Selon l’institut de recherche de Baotou, les filons de terres rares lourdes des collines de Guyun seront épuisés d’ici quinze ans. Les compagnies minières veulent développer l’activité hors de Chine, mais, à la différence de ceux que l’on trouve dans le sud de la Chine, la majorité des gisements de terres rares contiennent de l’uranium et du thorium, des éléments radioactifs qui compliquent l’extraction.

 

Les États-unis craignent une dépendance militaire

Le Congrès américain, lui, a réagi aux mesures prises par la Chine en ordonnant au ministère de la Défense de faire le point avant le 1er avril sur la dépendance de l’armée américaine vis-à-vis des terres rares chinoises, utilisées par exemple dans la fabrication des appareils de vision nocturne et des télémètres [ainsi que des missiles]. Washington a d’ailleurs commandé une étude sur les solutions de substitution possibles. Les multinationales commencent aussi à se pencher sur leur dépendance à l’égard des terres rares lourdes. Toyota dit avoir acheté pour ses véhicules des pièces incluant ces métaux, mais ne pas avoir participé à l’achat des matières premières par ses fournisseurs. Osram, un grand fabriquant d’ampoules électriques appartenant à l’entreprise allemande Siemens, affirme limiter désormais l’usage de terres rares dans ses produits.

Mais les principaux consommateurs de terres rares lourdes dans les années à venir pourraient être les constructeurs de grandes éoliennes, qui ont besoin d’aimants beaucoup plus légers pour les générateurs de 5 tonnes placés en haut de mâts de plus en plus hauts. Vestas, une entreprise danoise devenue le numéro un du secteur, a fait savoir que les prototypes de sa prochaine génération de machines contiennent du dysprosium et étudie actuellement la pérennité des réserves. Goldwind, le principal fabricant chinois d’éoliennes, a remplacé les aimants classiques par des aimants à base de terres rares.

Certains exploitants miniers spécialisés dans les terres rares – un secteur qui pèse 1,3 milliard de dollars – soulignent la nécessité de méthodes d’extraction moins destructrices pour l’environnement au regard de l’importance de leurs produits pour les technologies vertes. Certains espèrent ouvrir des mines au Canada, en Afrique du Sud et en Australie, mais il faudra plusieurs années avant que leur rendement soit suffisant et elles produiront beaucoup de terres rares légères. Les terres rares lourdes qu’elles extrairont serviront sans doute à satisfaire la demande croissante des fabricants d’éoliennes, qui se les arracheront.

neodyme

 

terrerare

 

Il est temps pour nous d'en prendre conscience : le néodyme est une terre rare et nécessaire pour développer l'énergie éolienne.
Du coup la Chine se trouve en position de force face au reste du monde car elle en produit 90% de la consommation mondiale. Espérons qu'une solution sera rapidement trouvée car il y va du développement exponentiel de cette énergie.

 

Qu'appelle-t'on Terres rares ?
Les terres rares sont un groupe de métaux aux propriétés voisines comprenant le scandium 21Sc, l'yttrium 39Y et les quinze lanthanides.
Ces métaux sont, contrairement à ce que suggère leur appellation, assez répandus dans l'écorce terrestre, à l'égal des métaux usuels. Leur nom vient du fait qu'on les a découverts au début du XIXe siècle dans des minerais (d'où le nom de « terres », utilisé à l'époque en français, langue des échanges internationaux, pour les oxydes) peu courants à cette époque : terres rares signifiait donc « minerais rares ».

Origine
Ils sont, la plupart du temps, présents simultanément dans les minerais tels que la bastnäsite, la monazite, la loparite (niobiotitanate), l'apatite, le xénotime (orthophosphate) et les argiles latéritiques. Leur abondance dans la croûte terrestre varie du cérium, le 25e élément le plus abondant (60 ppm), au thulium et au lutécium, les terres rares les moins abondantes (0,5 ppm). Sous forme élémentaire, les terres rares ont un aspect métallique et sont assez tendres, malléables et ductiles. Ils sont aussi généralement chimiquement assez réactifs, surtout à températures élevées ou lorsqu'ils sont finement divisés.

Disponibilité
Jusqu'en 1948, la plupart des sources de terres rares provenait de dépôts de sable en Inde et au Brésil. Durant les années 1950, l'Afrique du Sud est devenu le principal producteur après la découverte d'immenses veines de terres rares (sous forme de monazite) à Steenkampskraal.

Hégémonie de la production chinoise
Depuis le début des années 2000, ces mines indiennes et brésiliennes produisent toujours quelques concentrés de terres rares, mais sont surpassées par la production chinoise qui couvre désormais 95% de l'offre de terres rares. Cette prépondérance inquiète les pays occidentaux qui cherchent à diversifier leur approvisionnement, d'autant plus que la Chine a annoncé le 1er septembre 2009 vouloir réduire ses quotas d'exportation à 35 000 tonnes par an (sur une production de 110 000 T) dès 2010. L'argumentation justifiant cette décision porte sur la volonté de préserver des ressources rares et l'environnement, mais vise surtout à satisfaire sa demande interne immédiate, croissante.
La mine de terres rares de Mountain Pass en Californie devrait ainsi faire l'objet d'importants investissements afin de limiter cette sujétion ; la réouverture de la mine sud-africaine est à l'étude. Certains gisements vietnamiens, australiens et russes sont aussi en cours d'évaluation.
Toute la gamme des terres rares est extraite par la Chine principalement en Mongolie Intérieure comme par exemple le dépôt de Bayan Obo, dans le district minier de Baiyun. Les mines illégales sont répandues dans la campagne chinoise et souvent liées à des pollutions des eaux environnantes.

Composants pour véhicules électriques
et hybrides

La probable croissance des véhicules électriques renforce l'intérêt pour certaines terres rares : composant d'accumulateurs de type NiMH (lanthane) et la fabrication d'aimants compacts pour les moteurs électriques synchrones dit "sans balais" (néodyme, dysprosium, samarium).

 

 

 

         
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Mise à jour le 19 Mai, 2010